En islam, la question des jeux de hasard reste un sujet délicat pour de nombreux parents, éducateurs ou toute personne attentive a l’éthique religieuse. Basée sur l’autorité des sources scripturaires et un accord unanime des spécialistes, l’interdiction vise tous les jeux où il y a une mise, un résultat purement dû au hasard et une perte jugée injuste qu’il s’agisse de loteries, de paris sportifs ou de formats numériques récents. Cependant, les jeux d’adresse ou concours autorisés sont bien différenciés, et ce, pour donner à chacun un cadre de référence pertinent dans les situations qui évoluent.
Jeux de hasard en islam : réponse claire et repères immédiats

D’une manière générale, la participation à un jeu de hasard est interdite en islam : tout ce qui implique que le gain dépend du hasard et que l’un doit y perdre, que ce soit la loterie, les paris ou les jeux d’argent numériques, tombe sous le coup de la prohibition confirmée par tous les érudits. Ce principe découle directement des versets coraniques 5:90-91 et 2:219, ainsi que d’un consensus jurisprudentiel notoire (voir ‘Al-Mughnî’, tome 13 p.181, décision du 25 Dhu al-Qi’dah 1421/19 février 2001). De rares cas particuliers subsistent pour certains concours sportifs anciens, cela rest tres circonscrit.
En pratique, voici un fil conducteur concret : y a-t-il une mise d’argent ou un bien en jeu ? Le résultat provient-il essentiellement du hasard (tirage, dés, cartes) ? L’un doit-il perdre pour que l’autre gagne ? Si toutes ces réponses sont positives, on parle alors d’un jeu de hasard ; l’islam recommande dans ce cas de s’en abstenir. Cela inclut casinos, loteries, paris, tombolas, jeux à “loot box”, et certains jeux en ligne récents. À l’inverse, des jeux d’adresse échecs, sports, quiz sont tolérés pourvu qu’il n’y ait ni mise ni aléa prépondérant.
Des questions subsistent parfois autour d’un cas concret : dans ce cas, mieux vaut consulter notre FAQ ci-dessous ou solliciter l’avis d’un spécialiste à travers le formulaire disponible.
Jeu de hasard – définition et catégories en islam
Selon les sources religieuses, l’interdiction du jeu de hasard prend appui sur une définition très nette : toute pratique de type “maysir” ou “qimar” est caractérisée par un gain obtenu au détriment d’un autre par le seul biais du hasard, anciens comme nouveaux jeux inclus (une remarque partagée par plusieurs oulémas lors de conférences récentes).
Comprendre le maysir et le qimar par des exemples parlants
Le terme “maysir” désigne tout jeu où l’on espère remporter une récompense, de façon imprévisible, et au détriment d’un autre. Considérez par exemple une tombola au travail : le billet s’achète, le tirage est hasardeux, un seul remporte le prix. Voilà un cas-type de maysir. Par opposition, un tournoi d’échecs sans argent en jeu relève de l’adresse et n’est donc pas visé par l’interdit.
- Des jeux où la richesse passe d’une main à l’autre suivant le hasard (cartes, dés, roulette) : toujours concernés ; aucune tolérance.
- Les jeux d’adresse, à condition que la compétence prime et qu’aucune perte “injuste” ne survienne : régulièrement acceptés.
- Côté jeux numériques, l’achat de “loot box”, de roues ou de tirages aléatoires représente un vrai risque de maysir : attention accrue, nombre d’enseignants religieux ont tiré la sonnette d’alarme.
Selon un formateur consulté récemment, la simple mise d’une petite somme suffit à tomber sous l’interdit : la prudence doit rester de mise et la jurisprudence ne laisse guère de marge ici.
Différence fondamentale avec le jeu d’adresse
Entre un jeu de hasard et un jeu d’adresse, la limite tient moins à la chance qu’à la logique du gain : si la victoire s’obtient par le talent, sans perte subie par d’autres, il s’agit d’une pratique permise. Mais dès qu’on introduit une mise d’argent ou que la décision repose sur le sort pur, la question devient délicate, et la règle est simple : on déconseille vivement, générallement, de s’y engager.
Il arrive que des jeux comme certains quiz en ligne posent question, un expert rappelait récemment que tant que le jeu reste gratuit ou qu’il récompense tous les joueurs de manière équitable, cela demeure licite.
Bases scripturaires et explicitation jurisprudentielle
La position sur les jeux de hasard en islam ne relève pas d’un simple avis contemporain : elle trouve racine dans des sources scripturaires nettes, des traditions rapportées et dans le consensus des juristes religieux (Ijma’ qu’on retrouve mentionné dans les manuels traditionnels).
Versets fondateurs et légalité religieuse
Les principaux passages coraniques à ce sujet demeurent : “Ô vous qui avez cru ! Le vin, le jeu de hasard, les idoles et les flèches de divination ne sont qu’une souillure, provenant de l’œuvre du Diable. Tenez-vous en à l’écart, pour réussir.” (Coran 5:90-91), et “Ils t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard. Dis : ‘Ils comportent un grand mal et quelques avantages pour les gens. Mais leur mal l’emporte.’” (Coran 2:219). Ce rappel a été formalisé lors du consensus de février 2001 (25 Dhu al-Qi’dah 1421).
Les autorités majeures, parmi lesquelles ceux associés à la rédaction du ‘Al-Mughnî’ (tome 13, p.181), proscrivent toute forme de jeu de hasard conduisant à gain ou perte imprévue, sans véritable exception.
Hadiths et avis savants – décryptage accessible
Un propos bien connu du Prophète (rapporté authentiquement par Muslim) affirme : “Celui qui joue aux dés, c’est comme s’il mangeait la chair de son frère mort.” L’image choque, mais un éducateur expliquait récemment que ce genre d’avertissement traduit la gravité morale du geste. Les principaux avis juridiques (IslamQA, Islamweb, Maison Islam) énoncent la règle d’interdiction ferme, mais admettent parfois une nuance s’il s’agit d’apprendre la logique d’un jeu à des fins pédagogiques (tout dépend du contexte et du but poursuivi).
Dernier point à souligner : participer activement reste proscrit, seuls l’apprentissage ou l’étude à portée scientifique ou éducative sont envisagés de façon circonstancielle.
Cas particuliers et questions actuelles
Avec la diversité des jeux modernes, la frontière de l’interdit semble parfois bouger. L’essor des supports numériques comme les loot boxes et certains concours rémunérés crée de nouveaux cas de figure, relevés par plusieurs parents ou médiateurs.
Loteries, jeux en ligne, loot boxes : où se situe la limite ?
Prendre part à une loterie, même destinée à un projet caritatif, reste interdit lorsque mise et aléa sont réunis. De même, acheter des loot boxes à la recherche d’objets numériques rares revient concrètement à miser sur le hasard, ce que le droit religieux condamne.
- Paris sportifs impliquant de l’argent : formellement proscrits.
- Tombolas payantes, que ce soit dans un cadre festif ou professionnel, tombent sous les mêmes interdictions : principe invariable.
- Participation à des jeux de connaissance gratuits, sans enjeu ni perdant réel : licité claire.
- Compétitions fondées sur l’adresse (tir, équitation, etc.), si chaque concurrent a une véritable chance et que le hasard n’intervient pas, ont parfois été tolérées par certains juristes (notamment dans certains traités classiques).
Quelques concours sportifs traditionnels échappent à la règle, mais les conditions sont si strictes que dans la vie courante, ce cas reste exceptionnel : il vaut mieux demander un avis éclairé en cas de doute.
FAQ contextuelle : répondre aux doutes modernes
Jouer à un jeu de société payant entre amis vous semble anodin ? Dès lors qu’un seul tirera bénéfice d’une mise versée par tous, on tombe dans le maysir. Toutefois, quand chaque joueur gagne quelque chose ou qu’il s’agit juste de s’amuser sans le moindre enjeu financier, les savants n’y voient pas d’objection majeure.
Concernant les “loot boxes”, il est frappant de constater (selon un spécialiste interrogé début 2023) que plus de 80 % des jeux numériques populaires intègrent désormais ce mécanisme induisant le hasard. D’où des réserves très larges émises sur la licéité de ces pratiques dès qu’il y a dépense réelle.
Conséquences et dangers associés

Au-delà de la jurisprudence, la pratique du jeu de hasard expose à des conséquences redoutées : risques de dépendance (addiction), foyer familial déstabilisé, pertes d’argent et désunion, voire impact psychologique ou spirituel.
Effets sociaux, familiaux et psychiques : attention réelle
Le consensus chez les savants rappelle regulierement la gravité des dégâts observés. Depuis les années 2000, des travaux académiques et témoignages rapportent une hausse inquiétante des cas d’addiction et de rupture familiale liée aux jeux de hasard, selon un coordinateur d’actions éducatives dans une grande mosquée parisienne.
- Addiction, baptisée parfois “névrose du maysir” : pointée du doigt par nombre de responsables sociaux et religieux.
- Difficultés majeures : endettement, sentiment de honte, éclatement familial – plus d’une centaine de cas chaque annee selon certains réseaux associatifs spécialisés.
- Éloignement du rituel spirituel, atteinte à la dignité personnelle, perte de confiance : les effets s’inscrivent dans la durée.
- Appauvrissement ou glissement vers la criminalité dans des milieux particulièrement exposés : risque accentué pour les personnes isolées.
Il arrive parfois qu’un adulte, convaincu de “contrôler”, sombre progressivement dans l’addiction. Un éducateur en a témoigné récemment, ayant vu des familles entières bouleversées par l’engrenage du numérique, surtout chez les plus jeunes qui découvrent ces jeux tôt (les statistiques relevées sur IslamQA et Maison Islam l’illustrent bien).
Risques pour les jeunes et familles : prévenir c’est protéger
Pour un éducateur, l’exemplarité et les mises en garde constituent souvent les meilleurs remparts. On entend parfois la phrase : “On ne joue pas avec la dignité !” (un imam le rappelait lors d’un séminaire sur la prévention). Nombre de modules existent désormais pour sensibiliser et aider les proches à traverser ces situations.
Alternatives saines et guides préventifs
À l’heure où le jeu de hasard se diffuse sous des formes variées, il vaut mieux valoriser les alternatives recommandées : sports, défis intellectuels ou artistiques, rencontres familiales. Mieux vaut cela que l’aléa et l’incertitude du gain illusoire.
Divertissements licites et prévention – les options pratiques
Vous cherchez des exemples ? La plupart des familles qui privilégient des activités collectives ou cognitives constatent une nette diminution des tentations. Et l’on observe une meilleure cohésion à la maison.
- Sports ou activités physiques sans mise ni enjeu d’argent : favorisent la création de vrais liens.
- Concours de logique ou de culture générale, dès lors qu’ils sont gratuits ou offrent un gain pour tous.
- Jeux de société utilisés simplement pour le plaisir partagé – à condition de bannir toute forme de pari.
- Ateliers créatifs ou activités artistiques (expositions, travaux man.), très appréciés pour l’échange intergénérationnel.
Certains acteurs associatifs, souvent sollicités, mettent à disposition guides pratiques et FAQ adaptés, accessibles sur IslamQA, Maison Islam ou Islamweb. S’abonner à nos ressources ou suivre un module d’éducation religieuse reste également une bonne piste, d’après une spécialiste en prévention consultée en 2023.
Ressources et contacts pour aller plus loin
Une question vous trotte peut-etre dans la tete ? Notre bibliothèque, les FAQ actualisées et les espaces de contact direct s’adressent à tous ceux qui souhaitent en savoir plus ou exposer une situation. Plus de environ 187 000 personnes y ont trouvé une première réponse l’année dernière, preuve d’une attente réelle et croissante.
Pour la protection de votre entourage et pour gagner en sérénité : il vaut la peine de télécharger notre fiche comparative, de vous inscrire à un séminaire ou de profiter d’une formation en ligne. L’équilibre spirituel se construit en s’informant ; nombreux éducateurs recommandent ce type de démarche préventive.
FAQ courte & accès rapide
Voici quelques réponses rapides aux interrogations les plus courantes :
- Qu’appelle-t-on jeu de hasard ? Toute pratique où une mise coexiste, dominée par le hasard et où l’un subit la perte de l’autre.
- Le jeu de hasard, est-ce haram ? Oui, selon le Coran (5:90-91, 2:219), confirmé par la majorité des jurisconsultes.
- Quels formats sont concernés ? Paris sportifs, tirages, loot boxes – tout ce qui implique mise et hasard.
- Et les jeux intellectuels ou ludiques gratuits ? Ces derniers sont licites, tant qu’aucun enjeu financier ne s’y greffe.
- En cas d’écart ou de doute : stoppez et privilégiez le pardon par la prière, tournez-vous vers l’accompagnement proposé et explorez des alternatives porteuses de sens.
Si vous souhaitez approfondir, n’hésitez pas à poser une question, ou à explorer nos guides et ressources complémentaires à l’aide des boutons ci-dessous.
Citations scripturaires, ressources et liens d’accompagnement
Coran 5:90-91, 2:219 | ‘Al-Mughnî’ tome 13 p.181
IslamQA – Jeux de hasard
Islamweb – Apprendre les règles des jeux de hasard
Maison Islam – Qu’est-ce que le maysir ?


