Que réciter à la première assise et à l’assise finale ? Tachahoud 1, tachahoud 2, salat Ibrâhîmiyya

Tachahoud 1 et 2 phonétique, assise finale et première assise

Le tachahoud 1 et 2 se récite en position assise pendant la prière. Quand on débute, la vraie difficulté est simple à formuler : que dire à la première assise, que dire à l’assise finale, et comment lire la formule en phonétique sans hésiter. L’idée à retenir est claire : le premier tachahoud correspond au texte des salutations et de l’attestation, tandis que le second reprend ce même texte puis ajoute, en général, la prière sur le Prophète, appelée salat Ibrâhîmiyya.

Différence entre tachahoud 1 et tachahoud 2

Le tachahoud, aussi appelé tashahoud ou attahiyat, est une récitation dite en position assise dans la salat. Dans les prières de trois ou quatre unités, appelées rak‘at, on rencontre le plus souvent deux assises : une assise intermédiaire et une assise finale. C’est ce repère temporel qui permet de distinguer le premier et le deuxième tachahoud.

Repère Tachahoud 1 Tachahoud 2
Moment Assise intermédiaire Assise finale
Dans quelles prières Surtout dans les prières de trois ou quatre rak‘at À la fin de la prière
Texte principal Formule du tachahoud Formule du tachahoud puis salat Ibrâhîmiyya
Suite On se relève pour continuer la prière On termine ensuite la prière selon l’ordre appris

La distinction la plus utile pour débuter est donc celle-ci : le tachahoud 1 correspond au texte de base. Le tachahoud 2, récité à l’assise finale, reprend cette base et ajoute la salat Ibrâhîmiyya après l’attestation de foi. Pour éviter de mélanger les deux, il suffit de retenir que le premier prépare la reprise de la prière, alors que le second accompagne sa clôture.

Tachahoud 1 en phonétique : la formule à mémoriser

Phonétique lisible du premier tachahoud

Voici une translittération phonétique couramment utilisée pour apprendre la récitation. Elle aide à lire, mais elle ne remplace pas l’écoute d’une récitation correcte, car certains sons arabes n’existent pas exactement en français. Le plus important est de garder une lecture lente et stable, sans avaler les syllabes.

At-tahiyyatou lillahi, was-salawatou wat-tayyibat. As-salamou ‘alayka ayyouha n-nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh. As-salamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi s-salihin. Ash-hadou an la ilaha illa Allah, wa ash-hadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh.

Pour une lecture plus fluide, vous pouvez découper la formule en quatre temps : les salutations à Allah, le salut au Prophète, le salut sur soi et sur les serviteurs pieux, puis l’attestation de foi. Ce découpage aide à poser la voix et à garder le sens de chaque passage.

Traduction française du premier tachahoud

Le sens général est le suivant : les salutations, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.

Comprendre cette traduction change beaucoup la récitation : on ne répète plus seulement des syllabes, on suit une progression claire. Le tachahoud commence par glorifier Allah, puis adresse le salut au Prophète, inclut les croyants pieux, et se termine par la chahada. Cette logique rend la formule plus facile à retenir.

Tachahoud 2 en phonétique : ce qui s’ajoute à l’assise finale

Le début est le même que le premier tachahoud

Au deuxième tachahoud, on récite d’abord la même formule que celle donnée plus haut. C’est un repère rassurant pour la mémorisation : il ne faut pas apprendre deux textes totalement différents. Le second tachahoud reprend la base du premier, puis ajoute la salat Ibrâhîmiyya, c’est-à-dire la prière et les bénédictions sur le Prophète Muhammad.

Si vous débutez, apprenez d’abord parfaitement le bloc du tachahoud. Une fois qu’il est stable, ajoutez la salat Ibrâhîmiyya. Cette méthode progressive limite les confusions entre l’assise intermédiaire et l’assise finale, surtout quand la prière devient plus longue.

Salat Ibrâhîmiyya en phonétique

Allahoumma salli ‘ala Mouhammad wa ‘ala ali Mouhammad, kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidoun Majid.

Allahoumma barik ‘ala Mouhammad wa ‘ala ali Mouhammad, kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidoun Majid.

Cette partie signifie, dans son sens général : ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et sur la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux.

Un repère simple consiste à voir la salat Ibrâhîmiyya comme une extension finale. Elle ne remplace pas le tachahoud, elle vient après lui. C’est souvent là que naît la confusion chez les débutants : ils pensent que le deuxième tachahoud est une autre version, alors qu’il s’agit du tachahoud suivi d’un ajout précis.

Texte arabe, phonétique et sens : garder les trois ensemble

Version arabe du tachahoud

التحيات لله والصلوات والطيبات، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وأشهد أن محمدا عبده ورسوله

Quand c’est possible, gardez le texte arabe sous les yeux, même si vous utilisez la phonétique. La phonétique sert de passerelle, mais l’arabe reste la forme de récitation à viser. Les lettres comme ‘ayn, ha ou certaines emphatiques sont difficiles à rendre avec l’alphabet français. C’est pourquoi l’écoute et la correction auprès d’une personne compétente restent utiles.

Version arabe de la salat Ibrâhîmiyya

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، اللهم بارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد

Il existe des variantes reconnues de formulation selon les transmissions et les habitudes d’apprentissage. Pour un débutant, l’objectif n’est pas de comparer toutes les variantes, mais de mémoriser une formule fiable, cohérente et enseignée correctement. Si vous suivez un imam, un enseignant ou une méthode précise, gardez la même version pour éviter de mélanger les tournures.

La phonétique joue ici un rôle temporaire, très concret : elle permet de lire tout de suite, sans attendre de maîtriser parfaitement l’arabe. Elle doit servir d’appui, pas de remplacement permanent. En répétant la formule, vous pouvez passer peu à peu d’une lecture syllabique à une récitation plus naturelle, avec une prononciation plus sûre.

Quand réciter chaque tachahoud dans la prière

Dans une prière de deux rak‘at, il n’y a pas d’assise intermédiaire séparée : l’assise finale arrive à la fin de la deuxième rak‘a. On y récite le tachahoud, puis la salat Ibrâhîmiyya selon ce que l’on a appris, avant de terminer la prière.

Dans une prière de trois rak‘at, on s’assoit après la deuxième rak‘a pour le premier tachahoud, puis on se relève pour continuer. L’assise finale vient à la fin de la troisième rak‘a : c’est là que l’on récite le tachahoud avec la salat Ibrâhîmiyya.

Dans une prière de quatre rak‘at, le principe est comparable : première assise après la deuxième rak‘a, puis assise finale après la quatrième. Le premier tachahoud marque donc une pause au milieu de la prière, tandis que le second accompagne la clôture de la salat. Cette logique est facile à retenir si l’on garde en tête une idée simple : milieu de prière pour le premier, fin de prière pour le second.

On peut résumer ainsi : le premier tachahoud se dit à l’assise intermédiaire, puis on se relève ; le deuxième tachahoud se dit à l’assise finale, avec l’ajout de la salat Ibrâhîmiyya ; et le point le plus important reste que le texte de base ne change pas, c’est seulement l’ajout final qui distingue les deux moments.

Erreurs fréquentes à éviter en apprenant la phonétique

Réciter trop vite sans comprendre

La première erreur consiste à lire la phonétique comme une suite de sons sans pauses. Or le tachahoud suit une progression nette : salutations, paix, invocation, attestation. En ralentissant légèrement, vous mémorisez mieux et vous évitez de fusionner des mots importants. Une récitation posée vaut mieux qu’une lecture rapide et incertaine.

Confondre tachahoud et salat Ibrâhîmiyya

Le tachahoud et la salat Ibrâhîmiyya sont liés, mais ils ne désignent pas exactement le même bloc. Le tachahoud contient notamment l’attestation de foi. La salat Ibrâhîmiyya vient ensuite, surtout dans l’assise finale. Cette séparation mentale aide à savoir quoi réciter au bon moment et à ne pas inverser les deux parties.

Penser que la phonétique suffit toujours

La phonétique est très utile pour commencer, mais elle reste une approximation. Pour progresser, l’idéal est de répéter lentement, d’écouter une récitation fiable, puis de faire corriger sa prononciation si possible. Même quelques minutes régulières suffisent à rendre la formule plus naturelle, car le tachahoud revient plusieurs fois par jour dans la prière. Avec le temps, le passage du phonétique à l’arabe devient beaucoup plus simple.

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